Siempre tendremos 20 años / Nous aurons toujours 20 ans

 

Siempre tendremos 20 años es el cierre de la trilogía de la que también forman parte Jamás tendré 20 años y Las guerras silenciosas.

Siempre tendremos 20 años habla de la generación de los 80, la que creció en una democracia recién recuperada, cargada de expectativas, donde las cosas solo podían ir a mejor, aunque con un pasado demasiado cercano que nos recordaba en todo momento de dónde veníamos. Acabada la dictadura, mi abuela solía decir que el cielo estaba “lleno de pájaros negros”, refiriéndose a los viejos fascistas reconvertidos en demócratas, revoloteando sobre nuestras cabezas, a la espera de recolocarse adecuadamente y continuar su vieja labor: subyugar al pueblo. Los jóvenes de los 80 no tuvimos que arriesgar nuestra vida por la libertad y aun así acabamos conociendo la violencia de la gran crisis económica, los “pájaros negros” de los que hablaba mi abuela.

Siempre tendremos 20 años es también un homenaje al cómic, a las personas que lo hacen y a las que lo leen. Es el motor que mueve al protagonista, el remedio que consigue integrarlo en un mundo en el que no se siente cómodo, el trabajo que le invita a creer en la posibilidad de alcanzar los sueños.

 

Nous aurons toujours 20 ans c’est la clôture de la trilogie familial dont ils font également partie Jamais je n’aurai 20 ans et Les guerres silencieuses.

Nous aurons toujours 20 ans parle de la génération des années 80, celle qui a grandi dans une démocratie récemment rétablie, pleine d’attentes, où les choses ne pouvaient que s’améliorer, mais avec un passé trop proche qui nous rappelait à tout moment d’où nous venions. Après la dictature, ma grand-mère disait que le ciel était «plein d’oiseaux noirs», en faisant référence aux vieux fascistes devenus démocrates, planant au-dessus de nos têtes, attendant de se repositionner correctement et de continuer leur ancien travail: subjuguer le peuple. Les jeunes des années 80, nous n’avons pas risqué nos vies pour la liberté, mais nous avons fini par connaître la violence de la grande crise économique, les «oiseaux noirs» dont parlait ma grand-mère.

Nous aurons toujours 20 ans c’est aussi un hommage à la bande dessinée, aux gens qui la font et à ceux qui la lisent. C’est le moteur qui fait bouger le protagoniste, le remède qui parvient à l’intégrer dans un monde dans lequel il ne se sent pas à l’aise, le boulot qui l’invite à croire que les rêves sont toujours possibles.